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Dole (39), réunion le 10-10-2016

publié le 09-10-2016

Un cercle de 10 entrepreneurs PMI décrit la situation du Jura.

La force du Jura est son industrie, mais c'est aussi sa faiblesse. Lunetterie, jouets, montres ont fait la gloire passée et présente du Jura, avec toute son Histoire sociale dure. Les chefs d'entreprise soulignent à cet égard leur fatigue face aux organisations sociales qui virent gauchistes et frontales...

La situation frontalière du département l'expose à une concurrence très dure avec la Suisse, qui débauche leurs meilleurs techniciens, qui finissent par revenir en France; en attendant toute leur formation aura été assurée par la France pour le développement de l'industrie suisse. Ils indiquent ne pas se sentir vocation pour se tourner vers les marchés extérieurs: "pour vivre heureux, nous voulons, en ce moment, vivre cachés..." indique l'un d'entre eux, "le gouvernement devrait nous f... la paix!" s'emporte un autre. Et les contraintes juridiques et sociales interdisent aux entreprises de vivre leur économie tranquillement dans ce milieu concurrentiel. La question des charges est aussi "un sujet difficile" indique plusieurs d'entre eux.

In fine, faute de capitaux, et de capacités extérieures, les meilleures entreprises sont reprises par des entreprises étrangères (allemandes pour le fabricant de jouets Smoby racheté par l'allemand Simba Dickie qui a...relocalisé la production dans le Jura!).

Le paradoxe du Jura est la qualité de son savoir-faire, mais sa faible appétence pour l'exportation. Ses infrastructures de transport sont insuffisantes et contribuent à isoler le département.

Un autre cercle consacré à la restauration hôtellerie doit aussi réfléchir à la situation du Jura...

Le débat...

X L - 12/10/2016 13:27

Intéressant ce débat sur une zone frontalière et ses problématiques propres.

Si la main d'oeuvre part de l'autre côté de la frontière, est-ce à dire que le chômage dans ces zones frontalières est plus bas qu'ailleurs ? Une étude plus complète serait à mener sur ce point...

G Y - 13/10/2016 10:20

De ce que j'en ai vu en 2013 pour ce qui concerne les filatures dans le Nord... ce qu'il en reste a passé la frontière belge : en réalité le chômage n'est pas moins important mais augmente moins vite (dans ce cas d'espèce) que dans d'autres zones en voie de désindustrialisation. Des conventions de sourcing sont passées entre Pôle emploi les agences d'intérim Belges pour assurer le recrutement de français. Les 2 organisations s'occupent même de "faire tourner" les intérimaires en fonction des carnets de commande prévisible.

G Y - 13/10/2016 10:23

Dans le même ordre d'idée pour la grande zone portuaire de Dunkerque une agence Pôle emploi a été positionnée au milieu même des baraques sur le quai elle fait tourner des intérimaires ET sur les différentes boites prestataires et gère les micro transitions quand elles sont nécessaire : on a besoin de 6 mois telle type de cariste, puis ensuite il faut une certification de tel autre ordre, pareil pour la soudure etc... La GPEC instantanée multi activitée... c'était assez impressionnant.